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Rencontre

Écrire Pour Contre Avec – Le réensauvagement

Et si nous considérions les rivières comme des partenaires de vie plutôt que comme des ressources ? En collaboration avec la MRL, Utopiana ouvre un espace de réflexion philosophique pour esquisser une solidarité terrestre dépassant les frontières entre nature et culture.
Le monde se métamorphose. Partout sur Terre, des entités naturelles changent de statut et obtiennent la reconnaissance de leurs droits : rivières, lacs, forêts, lagunes, espèces deviennent peu à peu des « sujets », parfois même des personnes légales. Pour la Nuit des musées de Genève, la Maison Rousseau et Littérature, en partenariat avec Utopiana, propose un temps d’écoute et de réflexion autour du réensauvagement et des droits de la nature. À partir de récits concrets, la rencontre explore une question centrale : que change-t-on lorsque l’on reconnaît l’eau, les rivières et les entités non humaines comme des partenaires de vie plutôt que comme des ressources ? Suivant sa pratique des « méditations transformatives », Camille de Toledo proposera un récit tissé de bribes d’histoires, de pensées et d’intuitions, pour donner forme à ce monde à venir et tracer un chemin vers une internationale des rivières et d’autres éléments de la nature. Pensé depuis le territoire lémanique — là où convergent plusieurs grands bassins-versants européens — le Conseil Diplomatique des Bassins-Versants (David gé Bartoli et Sophie Gosselin, Stefan Kristensen, Anna Barseghian, Federico Luisetti) invite à suivre les cycles de l’eau et à imaginer une solidarité terrestre qui dépasse les frontières et les séparations entre culture et nature, théorie et pratique, rationalité et sensibilité. Un moment ouvert à toutes et tous, pour écouter autrement ce qui coule, traverse et relie — et commencer à reconnaître les intérêts, les valeurs et les besoins de toutes les entités terrestres. La table ronde sera suivie des séances de Cinéma pour les oreilles de Boris Jollivet.
Evénement
de 16h à 18h30
Maison Rousseau et Littérature

Grand-Rue 40
1204 Genève
Suisse

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Sophie Gosselin

Sophie Gosselin est agrégée et docteure en philosophie. Elle enseigne la philosophie à l’Université de Tours et à l’EHESS. Son travail de recherche porte sur les conséquences philosophiques de la crise écologique et du tournant ontologique en anthropologie. Elle est l’autrice, avec David gé Bartoli, de Le toucher du monde, techniques du naturer en 2018 et de La Condition terrestre. Habiter la Terre en communs en 2022.

David gé Bartoli

David gé Bartoli est philosophe. Il enseigne à l’Université de Tours et préside l’Université Populaire de Tours. Il est l’auteur, avec Sophie Gosselin, de Le toucher du monde, techniques du naturer en 2018 et de La Condition terrestre. Habiter la Terre en communs en 2022.

Stefan Kristensen

Stefan Kristensen est philosophe, docteur et habilité à diriger des recherches en esthétique et en philosophie. Il est depuis septembre 2019 professeur d’esthétique et dethéorie de l’art à la Faculté des arts de l’Université de Strasbourg.Auparavant, il fut assistant-doctorant au Département de philosophie de l’Université de Genève de 2000 à 2006, collaborateur scientifique dans le même Département de 2007 à 2010, puis au Département d’histoire de l’art de 2010 à 2016, et enfin, de 2017 à 2019, chercheur postdoc à l’Université de Heidelberg avec un projet de recherche personnel soutenu par la Fondation Fritz Thyssen sur la question de l’inconscient dans la psychosomatique. Il a soutenu une thèse de philosophie en 2007 sous la direction de Renaud Barbaras (Paris 1) et une HDR en 2016 sous la direction de Jean-Christophe Goddard. Il est l’auteur d’ouvrages et d’articles qui explorent le rôle et la structure du sujet dans les pratiques artistiques et dans la clinique psychiatrique. Sa thèse, publiée en 2010 chez Georg Olms sous le titre Parole et subjectivité. Merleau-Ponty et la phénoménologie de l’expression, discute la question du passage du sens perceptif au sens linguistique chez Husserl, Gurwitsch et Merleau-Ponty, et montre que le paradoxe de l’expression (pourquoi exprimer le sens du perçu par le langage si celui-ci n’y ajoute rien, et s’il y ajoute quelque chose, comment être sûr de ce qui a été perçu ?) est lié à la fixation d’une certaine forme du sujet, celui de la connaissance. Il a publié en 2014 un ouvrage surJean-Luc Godard (L'Age d’Homme) où il montre l’importance de la phénoménologie de la perception chez Godard pour comprendre la portée politique de son cinéma. En 2017, il a publié La Machine sensible (Editions Hermann), une étude sur l’expérience subjective du machinique, à travers la psychiatrie, l’art et l’ontologie.

Camille de Toledo

Camille de Toledo vit à Berlin. Il est écrivain, docteur en littérature comparée, diplômé de l’institut d’études politiques, de la London School of economics, artiste et chercheur, membre associé de l’Institut d’Etudes avancées de Nantes. Son travail au cours des vingt dernières années a porté sur les mémoires, les spectres, l’invisible, et la traduction notamment des formes de vie naturelles. Il est l’une des principales figures en Europe de la lutte pour donner des droits aux entités naturelles avec des projets tels quele parlement de Loire (2019-2021), et le projet Vers une internationale des rivières autour du travail des forces et des éléments naturels.

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