Territoires et Rêves
Un cycle d'ateliers proposé par Marisa Cornejo et Miguel D. Norambuena pour explorer l'altérité, les rêves et leurs représentations. À travers le dessin, la poésie et la performance, les participant·e·x·s apprendront à accueillir leurs rêves, à dialoguer avec leur inconscient et à questionner les représentations sociales qui nous enferment ou nous libèrent. Les six ateliers ont lieu en présentiel les 15 et 29 mars, 12 et 26 avril, 24 mai et 6 juin 2022.
Proposé par Marisa Cornejo et Miguel D. Norambuena, ce cycle d’ateliers ouvre un espace de réflexion/création sur la matière de l’altérité, les rêves et leurs représentations. Les participant.e.x.s seront initié.e.x.s à l’art de se servir du dessin pour créer un espace d’accueil au rêve. Ielles échangeront différentes astuces pour se souvenir de leurs rêves au matin et développer en toute confiance un dialogue avec leur inconscient. Au fur et à mesure des ateliers, ielles seront amené.e.x.s à expérimenter différents mediums tels que la poésie, le dessin, l’approche performative afin de partager et de questionner leurs rapports aux rêves, à leurs messages et symboliques.
Au cours des processus de « déstigmatisation de la « folie » » intra et extra muros – réflexion pratique et clinique qui occupe Miguel D. Norambuena depuis plus de trente ans –, il y a comme pierre de touche la représentation. Les représentations sociales façonnent notre imaginaire, nos us et coutumes. Ces représentations, pour le mieux comme pour le pire, tantôt nous enferment, tantôt nous libèrent. C’est ainsi que nombre de clichés nous tiennent assiégés et deviennent la normalité normalisante. Depuis de nombreuses années, Marisa Cornejo mène un bras de fer avec les rêves. Comment faire transiter les rêves à la main et de la main aux corps de la vie et à leur émancipation. Pour Miguel D. Norambuena, les personnages totémiques – sculptures minimales en bois – font voyager des cosmogonies ancestrales à la rencontre des subjectives présentes. Autrement dit, il s’agit de quitter le discours et de nommer, de dialoguer, d’entrer en résonance singulière et multi-spécifique avec la matière, l’altérité et le politique