Atelier réflexion
Cultiver l’attention / l’automne
L’automne - Les multiples façons dont on cultive la connaissance
Tout processus de connaissance est une façon d’orienter, de guider et d’organiser l’attention. Pour l’automne, saison des champignons et des feuilles mortes soumises à la pesanteur, nous aborderons les différentes manières dont l’attention est structurée pour produire du savoir.
Cultiver l’attention / Un almanach anthropologique.
Yoann Moreau, anthropologue, dramaturge, fermaculteur
Jeudi 7 octobre – Les cultures scientifiques de l’attention
Qu’est-ce que l’objectivité ? Qu’est-ce qu’un protocole expérimentale ? Qu’est-ce qu’un objet d’étude ? Qu’est-ce qu’une méthode d’analyse ? Ces quatre questions, qui fondent la recherche en sciences, sont autant de manière de cadrer et de conduire l’attention. L’apprentissage de la science élabore un cadre très particulier d’attention et de présence au monde. Nous l’aborderons au moyen d’exemples simples tirés d’expériences vécues et de situations de la vie courante.
Jeudi 21 octobre – Les cultures artistiques de l’attention
Qu’est-ce que l’attention artistique ? L’attention d’une danseuse, d’une artiste peintre, d’une comédienne, d’une metteuse en scène, d’une dramaturge, d’une musicienne ? Cette question a été nettement moins traitée et documentée que la question de l’attention scientifique abordée précédemment. Toutefois, nous nos risquerons de proposer quelques pistes et propositions, toujours au moyen d’expériences vécues et de situations (presque) ordinaires.
Jeudi 18 novembre – L’attention comme source d’expériences et de connaissances.
Sur la base de nos discussions, agrémenté de quelques exemples ethnographiques qui n’appartiennent ni à la connaissance scientifique ni à l’expérience artistique. Nous reviendrons également, si le temps le permet, sur le caractère factice de la distinction entre sciences et arts.
Pourquoi ?
L’anthropologue : pour rendre compte le plus rigoureusement possible d’autres modes d’existences possibles, d’autres raisons de vivre et d’autres manières de faire monde. Le dramaturge : sans raison particulière, par simple esprit d’évasion et d’aventure, avec tous les avantages de la fiction et des mondes impossibles (ou pas encore possibles). Le fermacculteur : pour suspendre un moment l’exercice de la pensée, se reconnecter avec les sensations, l’observation, la présence ingénue à ce qui nous entoure.
Comment ?
Les interventions durent 40 min. et sont suivies d’une bonne heure de discussion. Elles ont lieu en distanciel, une fois par mois, à 20h30. Elle sont diffusées via la plateforme Zoom (lien envoyé sur pré-inscription).